Test : les Galettes de pomme de terre par Mousline

Le Modern Cooking est l’une des nouvelles tendances dans le marketing alimentaire qui permet de donner l’impression aux consommateurs qu’ils font de la cuisine sans vraiment en faire. C’est aussi un moyen très efficace de redynamiser à moindre coûts des produits ou des marques qui ont vu leurs marges se rétrécir avec le temps et la concurrence. La préparation pour galettes de pomme de terre par Mousline (Nestlé) est un excellent exemple.

galettemaggi1

Chaque paquet (2*125g – ~3€) contient un mélange de pomme de terre (59%), des farines de sarrasin et de riz, du sirop de glucose, de la poudre à lever, du sel, du beurre de cuisine des arômes et aromates (curcuma, poivre, noix de muscade) et le duo émulsifiant/antioxydant. Pour obtenir de la pâte à galette, il faut y ajouter un oeuf, 300 ml de lait et deux cuillerées à soupe d’huile. Ensuite, libre à chacun d’améliorer la recette en y incorporant d’autres ingrédients comme des légumes râpés ou du jambon. Pour les miennes, mon choix s’est porté sur du fromage râpé, de l’ail semoule et du basilic que j’avais au congélateur.

galettemaggi2

Après un rapide repos de 5 minutes, la pâte est prête à être cuite. La cuisson est très rapide, mais je ne sais pas pourquoi toutes mes galettes se retrouvaient avec une face presque noire alors que je les retournais au bout de 45 secondes maximum.

galettemaggi3

D’apparence, ces galettes font beaucoup penser à un pancake américain. Par contre, la texture se révèle plus « sèche » et « râpeuse » en bouche. On retrouve un peu d’onctuosité à coeur, mais il faudra tout de même servir ces galettes avec une sauce (tomate par exemple) pour trancher avec cette sensation sèche. En terme de goût, je n’ai pas retrouvé le goût de la pomme de terre comme celui des purées.

galettemaggi4

Les galettes de pomme de terre Mousline, même si elles ont leurs défauts, se révèlent être un accompagnement intéressant et différent de ce que l’on a l’habitude de manger. En ce qui me concerne, je les servirai toujours avec une bonne sauce sans quoi ce serait un peu fade.

Test : Gourmandises au lait de chèvre par Soignon

Ces derniers jours, j’ai eu beaucoup moins de temps libre que je pouvais consacrer à MiamZ et à la rédaction de billets pour la simple raison que j’ai commencé mon stage de fin d’études pour Nestlé. Mais cela ne veux pas dire que je laisse tomber MiamZ… bien au contraire ! Même si les news se feront plus rares, je continue de mettre à jour les photos « En Passant » ainsi que la revue de presse. Voilà qui est dit, passons maintenant au test du jour consacré à un produit que je ne connaissais pas au rayon yaourts.

yaourtsoignon1

Pour moi, Soignon c’est LA marque de la bûchette au lait de chèvre, celle que l’on coupe en petites tranches pour manger avec une salade sur un toast. Qu’elle ne fût pas ma surprise quand j’ai découvert le yaourt « gourmandises au lait de chèvre pommes/caramel ». C’est tout à fait normal et logique en soit qu’une entreprise qui fait du fromage se diversifie dans les yaourts. La matière première est la même. Ce qui m’a parût super étonnant, c’est plutôt les images totalement différentes et incompatibles que j’avais en tête pour – d’un côté – le fromage Soignon et – de l’autre – le dessert gourmand. C’est un peu comme si on vendait une mousse au chocolat Président ou un fromage à raclette La Laitière. Ça colle pas. 

yaourtsoignon2

Quoi qu’il en soit, ce dessert est une réussite et c’est au final tout ce qui m’importe. Bien que l’aspect  un peu pâteux et « farineux » du yaourt ne soit pas tellement vendeur, sont goût convaincra les septiques. Il s’en dégage une odeur de vanille complètement folle et sa douceur, comme celle d’un fromage blanc, est divine. Ceux qui aiment les yaourts peu sucrés  ne vont pas trop apprécier cette recette sauf s’ils ont été séduit par sa texture très crémeuse sans être lourde. La préparation pommes/caramel est pas mal, mais sans plus. Son goût est trop timide. J’ai trouvé qu’elle n’apportait pas grand-chose.

Cette « Gourmandises pommes/caramel » par Soignon se révèle être une très très bonne surprise en mêlant à la quasi perfection le goût plutôt prononcé du lait de chèvre et la gourmandise de la vanille. La marque propose aussi une recette à la vanille toute simple que je vais m’empresser de goûter. Au début étonné par le décalage d’image, me voilà maintenant plus que séduit.

Test : Les desserts du monde par Senoble

Senoble vient d’agrandir sa gamme de desserts avec 4 références inspirées des gourmandises américaines, espagnole et thaïlandaise. Bon, malgré l’appellation « Dessert du Monde » ça reste très classique puisqu’il s’agit d’un cheesecake, d’un brownie, d’un riz au lait  la mangue et d’une crème catalane. Voyons voir ce que ces desserts ont dans le ventre.

senobledessert1

  • La crème catalane

senobledessert3

Comme toute bonne crème catalane, celle-ci est accompagnée de brisures de caramel qu’il suffit de saupoudrer sur la crème et d’attendre quelques minutes le temps qu’elles fondent un peu avant de l’engloutir. La crème n’a pas d’odeur particulière, mais le caramel est proche de celui que l’on fait à la maison. Pour ce qui est de la texture, on se retrouve avec une crème bien ferme et fondante. Le top. La touche de cannelle est tout simplement divine et le léger goût citronné vient réveiller un peu le tout. Ce dessert est pour moi une totale réussite.

  • Le brownie et sa crème anglaise

senobledessert5

senobledessert6

Face à cette imposante boite on s’attend à tomber nez à nez avec un bon gros brownie. Que ni ni. C’est plutôt deux bouts riquiquis de brownie emballés qui nous attendent. La quantité est en soit suffisante, mais c’est plus le visuel qui surprend. Voilà un point à retravailler. La crème anglaise est abondante, un peu trop d’ailleurs. Sinon, elle n’en reste pas moins très bonne, onctueuse et bien vanillée comme il faut. Riche en chocolat et en saveurs, le brownie est tout à fait délicieux. Dommage qu’on ne sente pas du tout les noix de pécan.

  • Le cheese cake et son nappage aux fruits rouges

senobledessert8

Notre cheese cake est présenté comme un sandwich puisque les deux doses de coulis sont au milieu des deux gâteaux. On nous annonce un « démoulage facile ». Je ne suis pas d’accord et je ne comprends pas pourquoi il n’est pas présenté à l’envers (le biscuit en haut) pour avoir simplement à retourner le moule en aluminium sur une assiette. Il est aussi écrit que le biscuit est « croquant ». Ce n’est encore une fois pas le cas. Il est super pâteux et sans goût. La partie cheese est elle aussi super pâteuse et bien trop mousseuse. Heureusement que le coulis sauve un peu la mise avec sa belle acidité et son goût prononcé de fruits.

  • Le riz au lait à la mangue

senobledessert10

Au-delà de sa texture très liquide, ce riz au lait avait étonnement une odeur d’amande comme celle des gels douche. Urk. Pour les sensations, imaginez un yaourt très liquide à la mangue dans lequel il y aurait quelques morceaux de riz. Ces derniers étaient mal cuis et apportaient donc un côté farineux peu appréciable.

En bref, j’ai vraiment aimé les deux premiers desserts alors que les deux derniers sont à mon sens ratés. D’un point de vue plus marketing, je pense que le packaging n’est pas adéquat. Certes, la couleur est très différenciante, mais les visuels des desserts et leurs noms sont bien trop petits. Cela apporte plus de confusion que de clarté dans les rayons.

Test : la gamme Pizza Style par Sodebo

Présentées il y a deux semaines en même temps que les autres nouveautés de Sodebo comme la gamme traiteur asiatique Taka ou les soupes en cup My Soupe, les nouvelles pizzas Pizza Style (220g) semblent se positionner à mi-chemin entre l’Ovale (200g) et Dolce Pizza (380g). Même si l’Ovale est quasi similaire en terme de grammage, la Pizza Style se veut résolument plus premium comme le montre l’attention portée au visuel aussi bien du packaging que de la disposition des ingrédients. J’imagine que ces derniers sont aussi de meilleurs qualités. Étonnement, en terme de prix la Pizza Style est la plus chère des trois. Je me suis amusé a relevé les prix de l’Ovale jambon/fromage, de la Dolce Pizza regina et de la Pizza Style jambon/emmental. Respectivement les prix au kilo étaient de 8.80€, 12.66€ et 14.05€.

pizzastylegamme

J’ai pu déguster la gamme complète et mon ressentis est plutôt satisfaisant.

    • Pizza Style jambon/fromage

pizzastylejambon2

L’odeur qui s’en dégage une fois cuite est juste super alléchante. La pâte est croustillante comme il faut et sent bon le pain chaud. Les ingrédients sont plutôt goûteux et dès que l’on arrive à la bouchée contenant le jambon, le fromage et la tomate marinée c’est simplement parfait. Bien que classique, cette référence est tout à fait honorable et devrait ne décevoir personne.

    • Pizza Style bacon/chèvre

pizzastylebacon2

Ah, l’odeur de chèvre chaud qui vient exciter nos papilles… Même si les tranches de chèvre et de bacon étaient très très fines elles n’en restaient pas moins savoureuses. Cette combinaison fonctionne bien, mais dommage que tous les ingrédients soient disposés au milieu.

    • Pizza Style chorizo

pizzastylechorizo2

Voilà ma recette préférée. L’odeur est encore une fois aguicheuse. Contrairement aux autres recettes, ici les ingrédients étaient disposés sur toute la surface de la pâte. Le chorizo était très justement relevé et piquant ce qui ne justifiait pas l’ajout d’huile pimentée. Je trouve d’ailleurs que Sodebo devrait ajouter une dose d’huile dans les paquets pour ceux qui aiment les pizzas bien relevées et avec du corps. Pour ce qui est des poivrons, ces derniers étaient encore bien fermes.

    • Pizza Style 4 fromages

pizzastylefromage2

Ce qui marque c’est la finesse des tranches de fromages et cela ce fait ressentir une fois en bouche puisque le goût manque. Avec un peu de sauce piquante ça passerait beaucoup mieux !

La gamme Pizza Style se révèle être satisfaisante et plutôt goûteuse même si les différentes recettes sont de qualité inégale. J’ai aussi particulièrement apprécié l’ajout de tomates marinées, qui même si elles ne sont pas indispensables, apportent une touche gourmande et savoureuse à la pizza. Par contre, la disposition bien que jolie des ingrédients font qu’ils se retrouvent tous au milieu de la pâte laissant ainsi de nombreuses bouchées plutôt sans goût. De plus, la sauce tomate en trop faible quantité et sans saveur particulièrement prononcée ne compense pas. Enfin, les 220g se sont avérés être suffisant et plus ne serait que gourmandise.

Test : le burger Daunat Tou’Cho

En plus de ces nombreuses gammes autour du sandwich froid, l’entreprise bretonne Daunat possède une offre chaude avec Tou’Cho. Il s’agit d’une gamme de 4 produits (Wrap salsa, Burger maison, Pavé montagnard et Hot Dog) a réchauffer au micro-ondes. J’ai découvert le « Burger Maison » complètement par hasard dans les rayons d’un Franprix. En faisant une rapide recherche sur internet, la bible du burger j’ai nommé My Burger nous apprend que ce produit existe depuis octobre 2011. Mais alors pourquoi il y a encore écrit « nouveau » sur ce produit lancé il y a plus d’un an ?!

Attardons-nous un peu sur le nom « Burger maison ». En quoi un burger fabriqué dans une usine et vendu dans un supermarché peut-il s’appeler « Burger maison » ?! C’est complètement mensongé et d’ailleurs illégal. En effet, selon la DGCCRF les mentions « maison » et « fait maison » sont réglementées puisqu’elles ne peuvent être apposées uniquement  » si le produit est préparé de manière non industrielle, sur le lieu de vente ». Daunat a tout faux sur ce point.

Un produit « nouveau » qui ne l’est pas, un nom illégal… Qu’est-ce que peut bien nous réserver encore ce burger ?

Pour réchauffer ce produit, il suffit de le passer pendant 1 minutes 30 dans le micro-ondes. Il est écrit dans les instructions à l’arrière du packaging qu’il faut disposer le burger dans un étui spécial micro-ondes (similaire à la Grill-box de Charal) qui permettra aussi de le tenir dans les mains sans s’en mettre plein les doigts. Super tout ça, mais où est-il ? Dans l’emballage il y avait uniquement un burger avec un disque réflecteur pour la cuisson, mais pas d’étui.

Le fait qu’il ne soit pas enfermé dans une boite à quand même son avantage puisque ça nous permet de recentrer tous les ingrédients. On découvre aussi qu’il y a beaucoup de cornichons, que le steak est vraiment très petit et que ça risque d’être sec vu la quantité de sauce. Une fois réchauffé, ce burger s’avère neutre. Il n’est ni bon, ni mauvais. Le bun n’est pas tout mou, mais reste sec même chaud. Le steak est plutôt plaisant et assez juteux. Voilà un bon point. Comme d’habitude, le fromage n’est là que pour maintenir le tout et les cornichons manquent de croquants. Enfin, la sauce burger est complètement similaire à celle que l’on trouve toute prête au supermarché.

Mais que fait ce produit encore en rayon un an après son lancement ? C’est ultra classique, n’apporte rien de plus dans ce qui est déjà disponible et présente des arguments marketing complètement faux.

Pub

Recherche

Revue de Presse

  • No bookmarks avaliable.

Blogoliste

Commentaires récents

Catégories

Étiquettes

Articles récents



En passant