Test : les sucettes aux insectes !

Depuis que MiamZ existe, j’en ai goûté des produits bizarres aux goûts plus que douteux comme par exemple le steak pour cheeseburger Unox ou bien la boisson fonctionnelle Essence de Frelon. Ce palmarès va maintenant accueillir les deux sucettes suivantes que j’ai trouvées dans une boutique de l’aéroport de Dallas. Pour la petite histoire, cela va faire environ 2 mois que je possède ces sucreries et je repoussais à chaque fois l’échéance du testing.

Ces sucettes sont fabriquées par Hotlix qui propose une gamme de sucreries aux insectes avec par exemple des chocolats fourrés aux crickets ou des sucettes de papillon. Pour ce test, les sucettes sont à l’orange et à la pomme avec une larve et un scorpion. Les saveurs fruitées ne sont pas bonnes du tout puisque le côté « chimique » ressort trop fortement. Mais à vrai dire on s’en fiche un peu du goût. Je pense que les clients de ces produits les achètent par défi personnel plus qu’autre chose.

Ne souhaitant pas attendre 30 minutes que la sucette se dissolve dans ma bouche, j’ai décidé de faire fondre les sucettes dans de l’eau pour avoir accès plus rapidement aux insectes. L’échéance de la dégustation de ces petites bébêtes approchait rapidement.

Quand faut y’aller, faut y’aller ! La larve à une texture plutôt surprenante puisque la coquille est croustillante et l’intérieur est plutôt ferme. J’ai été agréablement surpris puisque j’ai eu l’impression de manger du blanc de poulet ! Ainsi, malgré l’apparence plutôt repoussante, j’ai bien aimé là manger. Par contre, le scorpion était sans intérêt. Le corps était très dur et les pattes n’ont pas aidé. Le goût est plutôt fade voir terreux. Bref, rien de foufou.

Derrière l’aspect insolite de ce test, l’entomophagie (le fait pour des humains de manger des insectes) semble être le meilleur moyen pour assurer notre approvisionnement en protéines pour le futur. En effet, selon un article intitulé « What’s for lunch ? » du magazine Wired UK de mai 2011, les insectes auraient tous les avantages pour une consommation à plus grande échelle dans nos sociétés. Tout d’abord, ils possèdent le même volume de protéines que la viande. Ensuite, les insectes pourraient permettre d’éviter les problèmes sanitaires tels que la vache folle ou bien la grippe aviaire. Comme le code génétique des insectes est très éloigné de celui des humains, les virus qu’ils porteraient n’auraient pas d’effets sur nous. Enfin, ils sont durables puisque leur élevage nécessite moins d’eau, d’énergie et de place et on pourrait les nourrir avec les déchets de l’industrie agroalimentaire. Par exemple, pour 10 kg de nourriture on obtient 1 kg de boeuf et 9 de sauterelles. De même, 75% de la masse de la sauterelle est mangeable alors que ce taux est de seulement 21% pour le poisson.

L’article nous annonce aussi que nous consommons déjà 500 g d’insectes par an sans le savoir. On les retrouve dans les tomates en conserve, les sachets de fruits secs ou bien dans le beurre de cacahuètes. Et ne parlons pas des personnes qui consomment régulièrement des produits BIO. Pour terminer, le colorant alimentaire E120 appelé aussi « rouge cochenille » est obtenu en écrasant des cochenilles.

Alors, prêt à passer le cap ?