Les additifs alimentaires… mais pourquoi faire?

Voilà maintenant environ deux ans que je m’amuse à écrire sur les nouveautés et innovations alimentaires. Durant ces deux années, j’ai découvert et testé un nombre important de produits. Certains étaient délicieux, d’autres sans véritable intérêt alors qu’une autre partie étaient franchement dégoûtants. En deux ans j’ai aussi appris à lire, décrypter et comprendre les informations présentes sur les emballages. Je ne vous parle pas des petites phrases qui font sourire et qui, entre nous, sont sympathiques dans la forme, inutiles dans le fond. Je fais plutôt référence aux chiffres du code barre, au fabricant derrière une marque et surtout à la liste des ingrédients. Et là, j’ai été stupéfait de la quantité d’additifs alimentaires que certains produits pouvaient contenir! Pour ceux qui lisent régulièrement MiamZ, je peux citer le tiramisu de Castelli.

Je ne suis pas né de la dernière pluie, je savais bien qu’on en utilisait dans l’alimentation. Mais à vrai dire, à l’époque j’en avais rien à faire. Je me disais que s’ils étaient là, c’était pour une bonne raison. Et puis chemin faisant, j’ai commencé à me poser des questions : Pourquoi on en met? A quoi servent-ils? Sont-ils réellement utile pour le consommateur?

Et puis j’ai fait des recherches pour trouver des réponses à mes questions. Alors oui, certains comme les conservateurs permettent dans des cas bien définis d’améliorer la sécurité sanitaire en empêchant le développement de micro-organismes ou bien en évitant la dégradation des vitamines. Par contre, il y aurait plus de 350 additifs alimentaires autorisés en Europe et on en compte seulement une trentaine pour les produits « Bio ». Cela voudrait dire que plus de 300 d’entre-eux ne sont pas utiles?

Mais malgré tout, il y a toujours une question qui me trotte dans la tête.

Tous ces additifs, aux temps de nos grands-parents, il n’y en avait quasiment pas. Alors pourquoi ces dernières années ils sont massivement présents dans notre alimentation?

Est-ce que c’est nous, les consommateurs, qui avons « forcé » les industriels à créer et incorporer ces additifs dans notre alimentation? Prenons l’exemple d’une tarte aux pommes. Quand elle est faite maison, on accepte tout à fait qu’elle soit un peu brûlée, qu’elle ramollisse dans le frigo et/ou que les pommes n’aient pas beaucoup de goût. De même, ce n’est pas grave si elle n’a pas la même saveur d’un weekend à l’autre. Mais qui trouverait acceptable qu’une tarte aux pommes industrielle ait une texture, une saveur et une apparence changeante selon les lots et dans le temps?

Mais d’un autre côté, est-ce que ce ne sont pas les industriels qui nous ont en quelque sorte imposé ces additifs? Peut-être pour des raisons pratiques, financières (!) ou autres? Certains disent que c’est pour masquer la qualité médiocre des produits qu’ils nous vendent. Quoi de plus simple que de rajouter des exhausteurs de goût pour intensifier la saveur des « bouillons cubes » ou bien des colorants pour donner une couleur plus vendeuse à une glace à la fraise?

Il peut aussi s’agir d’un savant mélange des deux.

Je n’ai pas la connaissance scientifique pour juger de la qualité d’un additif alimentaire. Par contre, je peux sélectionner les produits que j’achète en ne favorisant que ceux qui contiennent le moins de « merde » (dsl, mais ça me tient à coeur). L’addition sera peut-être un peu plus salée, mais je me dis que c’est un investissement pour ma santé future.

Dans ma prochaine « note d’humeur », j’aimerais vous parler des nanotechnologies dans l’alimentation. On peut voir ça comme des additifs 2.0.