Test : le burger Daunat Tou’Cho

En plus de ces nombreuses gammes autour du sandwich froid, l’entreprise bretonne Daunat possède une offre chaude avec Tou’Cho. Il s’agit d’une gamme de 4 produits (Wrap salsa, Burger maison, Pavé montagnard et Hot Dog) a réchauffer au micro-ondes. J’ai découvert le « Burger Maison » complètement par hasard dans les rayons d’un Franprix. En faisant une rapide recherche sur internet, la bible du burger j’ai nommé My Burger nous apprend que ce produit existe depuis octobre 2011. Mais alors pourquoi il y a encore écrit « nouveau » sur ce produit lancé il y a plus d’un an ?!

Attardons-nous un peu sur le nom « Burger maison ». En quoi un burger fabriqué dans une usine et vendu dans un supermarché peut-il s’appeler « Burger maison » ?! C’est complètement mensongé et d’ailleurs illégal. En effet, selon la DGCCRF les mentions « maison » et « fait maison » sont réglementées puisqu’elles ne peuvent être apposées uniquement  » si le produit est préparé de manière non industrielle, sur le lieu de vente ». Daunat a tout faux sur ce point.

Un produit « nouveau » qui ne l’est pas, un nom illégal… Qu’est-ce que peut bien nous réserver encore ce burger ?

Pour réchauffer ce produit, il suffit de le passer pendant 1 minutes 30 dans le micro-ondes. Il est écrit dans les instructions à l’arrière du packaging qu’il faut disposer le burger dans un étui spécial micro-ondes (similaire à la Grill-box de Charal) qui permettra aussi de le tenir dans les mains sans s’en mettre plein les doigts. Super tout ça, mais où est-il ? Dans l’emballage il y avait uniquement un burger avec un disque réflecteur pour la cuisson, mais pas d’étui.

Le fait qu’il ne soit pas enfermé dans une boite à quand même son avantage puisque ça nous permet de recentrer tous les ingrédients. On découvre aussi qu’il y a beaucoup de cornichons, que le steak est vraiment très petit et que ça risque d’être sec vu la quantité de sauce. Une fois réchauffé, ce burger s’avère neutre. Il n’est ni bon, ni mauvais. Le bun n’est pas tout mou, mais reste sec même chaud. Le steak est plutôt plaisant et assez juteux. Voilà un bon point. Comme d’habitude, le fromage n’est là que pour maintenir le tout et les cornichons manquent de croquants. Enfin, la sauce burger est complètement similaire à celle que l’on trouve toute prête au supermarché.

Mais que fait ce produit encore en rayon un an après son lancement ? C’est ultra classique, n’apporte rien de plus dans ce qui est déjà disponible et présente des arguments marketing complètement faux.

Daunature, quand Daunat se la joue développement durable.

La marque de sandwich Daunat lance la gamme Daunature pour surfer sur les opportunités qu’offre la tendance du développement durable. La recette est simple : prenez un emballage facile à trier et à recycler, ajoutez-y du blanc et du vert et saupoudrez le tout de beaux visuels de produits bruts. N’oubliez pas de servir des engagements en faveur de notre planète comme accompagnement : comté et parmesan AOP, thon pêché dans le respect des règles internationales, salade achetée auprès de producteurs locaux (en saison), poulet qui n’a pas pris l’avion ou bien du pain avec des conservateurs d’origine naturelle.

Ces petits artifices portent leurs fruits. En effet, une enquête de 2009 montre que les consommateurs « perçoivent le pain comme plus léger (+ 18 %), le sandwich comme moins gras (+ 18 %) et naturellement bon pour la santé (+ 9 %) ».

Avant de parler un peu plus en détail des différentes recettes de la gamme Daunature, attardons-nous sur l’emballage. Fabriqué en carton, il me semble que celui-ci est l’élément clé sur lequel le staff de Daunat s’est basé pour construire la gamme Daunature. Ben oui, c’est plus compliqué de vendre un sandwich « développement durable » aux consommateurs si l’emballage est en plastique. Daunat annonce ainsi avoir travaillé en collaboration avec Rap (cartonnier) et Proseal (fabricant de machines d’emballages) pendant deux ans pour développer ce nouvel emballage. Vous allez me dire qu’un emballage de « sandwich triangle» en carton n’est pas nouveau. C’est vrai, mais uniquement pour les sandwichs en ultra-frais (DLC d’environ 3 à 6 jours). Pour pouvoir assurer une étanchéité et donc une DLC de 12 jours, il a fallu y intégrer un film plastique.

Au niveau des festivités, Daunat propose 14 recettes :

  • Jambon, emmental & tomates marinées – pain suédois
  • Jambon Serano, pesto & parmesan – pain multicéréales
  • Jambon, beurre & cornichons – pain complet
  • Jambon, comté & salade – pain complet
  • Jambon, légumes du potager – pain complet
  • Poulet, paprika & oignons – pain suédois
  • Poulet rôti, salade & parmesan – pain complet
  • Poulet rôti, sauce basilic – pain complet
  • Poulet, légumes du soleil – pain complet
  • Rôti de bœuf, sauce moutarde à l’ancienne – pain complet
  • Rôti de bœuf, emmental & oignons – pain complet
  • Chèvres, poivrons grillés – pain complet
  • Saumon, sauce fromage blanc – pain suédois
  • Thon, tartare de légumes – pain complet

Face à toute cette belle et bonne volonté affichée par Daunat, certains n’oublient pas de préciser que les engagements mis en avant ne sont pas justifiés par des éco-labels. Par exemple, le thon n’est pas certifié par le label pour la pêche durable MSC (Marine Stewardship Council). De même, le carton n’affiche pas le label pour la gestion durable des forêts FSC (Forest Stewardship Council). Face à ce positionnement marketing et cette communication qui – il faut l’avouer – sont très bien ficelés, il me semble bon de ne pas croire mots pour mots tout ce que Daunat annonce pour la gamme Daunature. Néanmoins, certaines recettes ont l’air appétissantes, notamment celles avec des tartinables de légumes.

Comptez 1,95€ pour 160g.

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