Glosek Gourmet et les Marchés Flottants du Sud-Ouest

Ce weekend a eu lieu la nouvelle édition des Marchés Flottants du Sud-Ouest, un rendez-vous annuel (j’y suis allé il y a deux ans) qui se déroule sur le quai Montebello à Paris et qui a pour but de mettre en valeur les spécialités culinaires des départements du Gers, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne. Ainsi, en plus de la traditionnelle distribution de fruits, il était possible de découvrir de petites entreprises locales proposant des produits qui méritent qu’on y goûte.

Celle qui m’intéresse plus particulièrement s’appelle Glosek Gourmet et se trouve à Fleurance dans le Gers. Même si je ne connais pas ces produits en vrais, je peux vous dire que j’ai eu l’eau à la bouche rien qu’en lisant les descriptifs des Dessert de Gascogne et autres Gâtisseries.

Même si je connaissais déjà certaines spécialités comme le fameux cannelé pochés dans un sirop d’Armagnac, mais je découvre avec gourmandise le Crumble Gascon ou bien la Dentelle. Alors que le premier est composé de pruneaux et d’Armagnac recouvert d’une pâte de type crumble, le deuxième est une crêpe pochée dans un sirop à l’Armagnac parfumé à l’orange.

J’ai aussi terriblement envie de déguster les Gâtisseries. Il s’agit de gâteaux à base de 80% de fruits ! Ça dois juste être terrible. Entre l’Abricotier, le Cerisier et le Pêcher, c’est le deuxième qui me fait le plus envie.

Bon, après toutes ces effusions de sucres, je retourne à ma découvertes des produits coréens comme le snack à base de poulpe cuit au four parfumé au beurre de cacahuète ou bien les chips d’algues parfumés au poulpe qui seront bientôt sur MiamZ.

N’oubliez pas qu’il ne vous reste plus que quelques heures pour vous inscrire et tenter de gagner l’un des trois coffret de Ma Boite Bio !

La pseudo-variété dans les linéaires

De nos jours, les linéaires n’ont jamais été aussi pleins de produits alimentaires en tous genre. Face à cette profusion de l’offre, de références et de marques, le consommateur peut parfois être perdu. De l’autre côté, cela laisse un vaste choix. Je ne vous apprends rien lorsque je vous dis que les marques des produits sont très rarement les noms des entreprises qui les commercialisent. Par contre, savez-vous combien d’entre elles se cachent derrières l’offre foisonnante que l’on trouve dans nos supermarchés ?

Le Dr Phil Howard de la Michigan State University a réalisé une étude passionnante sur les propriétaires des marques de boissons non alcoolisées (hors 100% jus, 100% eau et à base de lait) aux Etats-Unis. Il en ressort qu’en 2008, 987 références étaient vendues sous 195 marques et commercialisées par 102 entreprises. Là où ça devient croustillant, c’est que 3 entreprises possèdent 89% de l’offre de BRSA ! Celles-ci sont Coca-Cola (42.8%), Pepsi (31.1%) et Dr Pepper (15%). Le diagramme ci-dessous permet de visualiser très facilement l’importance de ces données. Pour les plus curieux, voici aussi le lien vers une version « zoomable » avec la molette de la souris.

Cette étude est bien entendue critiquable (voir la méthodologie) et ne saurait être représentative du marché français. Elle a néanmoins le mérite d’illustrer mon propos, à savoir la « pseudo-variété » (pseudovariety).

En effet, une poignée de géants de l’agroalimentaire contrôlent l’offre auquel nous avons accès. On peut par exemple citer Kraft, Unilever, Bel, Nestlé, Danone, Bongrain, Lactalis… Vous allez me dire qu’il existe aussi une multitude de petites entreprises et vous avez raison. Par contre, le nombre de références quelles proposent en comparaison avec les grands groupes est tout simplement riquiqui de même que la fréquence d’achat. Je pense ne pas me tromper en disant que, pour la majorité d’entre vous, la part des produits de petites entreprises dans votre caddie est toute petite. J’ai aussi le sentiment qu’on les achète pour leur côté « premium », un peu comme si c’était la cerise sur le gâteau, le petit plaisir qu’on s’accorde de temps en temps.

La question que je me pose est de savoir si vous, en tant que consommateurs, cela vous dérange de savoir qu’au final les produits que vous mangez appartiennent qu’à quelques entreprises ? Aimeriez-vous plus de transparence de la part de ces géants qui souvent se font oublier derrière les marques ?

Je ne sais pas vous, mais ce sujet de pseudo-variété m’intéresse énormément. Peut-être que ce sera l’objet d’un mémoire d’étude. Qui sait… ?

Nos aliments en 200 questions par l’IFN

C’est en 2007 que L’IFN (Institut Français de la Nutrition) a publié un dossier destiné à
« répondre à 200 questions de consommateurs », mais ce n’est qu’hier que je l’ai découvert sur Blogagroalimentaire. L’idée est de briser les « idées reçues ». Lorsque l’on se rend dans cette rubrique on découvre que les questions sont classées par catégories comme par exemple Fruits & Légumes, Produits Laitiers ou bien Corps Gras.

Certaines questions sont aussi basiques qu’indispensables comme :

  • Qu’est-ce qu’un aliment ?
  • Existe-t-il de bons ou de mauvais aliments ?
  • Comment lire une étiquette ?

D’autres font doucement sourire :

  • Est-il « normal » de consommer du lait à l’âge adulte ?
  • S’il y a 2 jaunes d’œufs, cela signifie-t-il que les poules ont été piquées aux hormones ?

On peut aussi lire des questions vraiment intéressantes :

  • Que veut dire 4ème gamme ?
  • Que sont les oméga 6 et les oméga 3 ?
  • Les smoothies, qu’est-ce que c’est ?

Bon, pour l’instant tout est bien mignon. Passons maintenant aux questions controversées avec par exemple :

  • Les céréales pour le petit-déjeuner sont-elles aussi sucrées qu’on le croit ?
  • Les édulcorants sont-ils dangereux pour la santé ?

A chaque fois, j’ai été surpris de voir que les réponses données étaient formulées de manière positive. Ainsi, les céréales pour le petit-déjeuner ne sont pas trop sucrées et le surimi est fabriqué avec des filets de poissons (synonyme de produit noble). Etonnant…

Tout s’explique lorsqu’on se rend dans la rubrique « Adhérents ». Tous les grands groupes agroalimentaires sont présents comme Coca-Cola, Kraft, Nestlé, Danone, Unilever ou bien encore Mars. On retrouve aussi des lobbys à la manière du CEDUS (Centre d’études et de documentation du sucre), l’ITERG (Institut des Corps Gras) et le SNFPSC (Syndicat national des fabricants de produits surgelés et congelés). Bref, on comprend maintenant la tournure volontairement positive des réponses.

Ce qu’il faut retenir ?

Il faut toujours jeter un œil sur les personnes ou les entreprises qui sont à la base de ce genre d’instituts, de syndicats ou de fédérations. De même, savoir qui finance réellement une étude scientifique est toujours très intéressant. Vous verrez que ça permet de comprendre énormément de choses.

Des nouvelles de Danone : Fantasia, Taillefine Stevia et Densia

L’actualité de Danone a été très intéressante et importante cet été. Dans cet article, je vous propose de passer en revue 3 thèmes : le yaourt fantaisie avec Fantasia, un Taillefine à la Stevia « sans colorant, sans conservateur, sans aspartame » et l’abandon de Densia.

  • Fantasia, une touche de fantaisie pour les jeunes adultes

Disponible depuis peu dans les linéaires, Fantasia est la nouvelle marque lancée par le groupe Danone. Ce dessert est présenté dans un pot bi-compartimenté avec d’un côté la « spécialité laitière onctueuse » et de l’autre les 6 différents accompagnements : choco, crispy choco, billes choco, saveurs cerise, myrtille et fraise. On nous annonce un « dessert très personnalisé qui se mélange selon les goûts et fantaisies de chacun ». Mouai… Fantasia est vendu par pack de trois / accompagnement unique. Tout de suite, la personnalisation est limitée.

Déjà disponible en Pologne et en Allemagne, Fantasia est vendu 1,29€ le pack de trois pots (122g/pot pour les fruits et 105g/pot pour les chocolats). Si vous lisez MiamZ régulièrement, Siobhan a déjà déniché Fantasia dans sa liste de nouveautés et innovations alimentaires #3

  • Taillefine Stevia, sans aspartame mais avec du sucre

Surfant sur la vague stevia, Danone décline son yaourt Taillefine dans une recette à base de ce nouvel édulcorant. Pour ceux qui ne sont pas encore familiers avec cet édulcorant naturel, je vous invite à lire cet article de présentation sur la stevia. Arborant fièrement les mentions
« sans colorant, sans conservateur, sans aspartame », on remarque aussi qu’il n’y a pas écrit
« sans sucre ». Pourquoi ? Et bien pour compenser le petit goût de réglisse de la stevia, ce nouveau Taillefine contient 2,5% de sucre de canne.

Certains se demandent donc tout naturellement : à quoi cela sert-il de créer un yaourt Taillefine à la stevia si on y met quand même du sucre ?

Disponible dans les versions mangue, citron, cerise et fraise pour un prix de 1,49€ le pack de 4 pots (4x125g).

  • Densia, l’abandon du Danonino pour femmes ménopausées

C’était en décembre dernier que je vous avais présenté Densia alors en test à Brive-la-Gaillarde (Corrèze). Pour rappel, il s’agit d’un yaourt ciblant les femmes de plus de 50 ans qui sont sujettes à l’ostéoporose suite à la ménopause. Cet alicament riche en calcium et vitamine D (pour fixer le calcium sur les os) promettait de réduire ce risque. Au final, Densia était quasiment identique à Danonino puisque ce dernier, à destination des enfants, est aussi riche en calcium et vitamine D pour les aider à grandir. Ainsi, seul le positionnement les différenciait vraiment.

Bref, tout ça pour dire qu’à l’issu de la période de test, Danone a annoncé ne pas vouloir commercialiser Densia en France. Selon un porte-parole de la marque, la raison de cet abandon serait que « les Français, grands consommateurs de produits laitiers frais, ne ressentent pas le besoin de consommer plus de calcium ». Densia va donc rejoindre Essensis (ce yaourt censé donner une belle peau) dans la catégorie des alicaments-soit-disant-miracles-qui-coûtent-chers-et-qui-ne-servent-à-rien-si-on-mange-équilibré.

Chez Danette, le bar éphémère de Danette

Les amoureux (parisiens) de la crème dessert Danette seront comblés pendant ce mois-ci. En effet, la marque du groupe Danone ouvrira une boutique éphémère du 18 au 26 septembre au de la rue Jean-Jacques Rousseau dans le premier arrondissement de Paris. Bien entendu, l’entrée est libre.

Le concept de boutiques éphémères – en pleine expansion en France (comme L’Atelier Kronenbourg) - aussi appelées « pop-up retails » ou « guerilla stores », est une technique de communication arrivant tout droit du pays du hamburger. En plus de créer un buzz médiatique, les boutiques éphémères permettent aussi de toucher un public plus large. Un article du quotidien Les Echos explique aussi que ces points de ventes permettent
« d’importer provisoirement une offre dans des villes où elle n’existe pas habituellement ».

Voici le programme de la boutique Chez Danette :

  • Un bar à Danette où vous pourrez déguster gratuitement les 15 recettes différentes (dont la Danette Choco/Coco). Il sera aussi possible d’y ajouter des fruits et des céréales.
  • Un atelier culinaire pour apprendre à cuisiner avec de la Danette
  • Une exposition sur l’histoire de Danette de 1970 à nos jours.

Je ne pourrai malheureusement pas y faire un tour. Si vous y allez, n’hésitez pas à prendre des photos et à me les envoyer ou à les poster sur la page Facebook de MiamZ !

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