La visite d’un supermarché à New York par Ezéchiel

Vous vous êtes toujours demandés à quoi pouvaient bien ressembler les linéaires d’un supermarché américain ? Si tel est le cas, alors c’est Ezéchiel, l’auteur du blog New York Alternatif, qu’il faut remercier puisqu’il a publié un billet très instructif sur les produits référencés en rayon pour répondre à ces questions :

  • Que trouve t-on dans un supermarché américain?
  • Quels sont les produits typiques?
  • Quelles sont les différences avec les linéaires français?
  • Quelles sont les tendances agroalimentaires actuelles que l’on retrouvera prochainement, américanisation oblige, dans nos rayons?

Tout comme lui, la visite d’un supermarché est une étape incontournable lorsque je suis à l’étranger puisque, mine de rien, on en apprend énormément sur le mode de vie du pays dans lequel on se trouve. Foncez lire sont article !

J’aimerais revenir sur les éléments évoqués dans sa 4ème interrogation à savoir les tendances qui feront prochainement leurs arrivées en France et « l’américanisation » des produits présents dans les rayons.

Pour ce qui est du premier point, Ezéchiel s’attend « à une déferlante de ces produits [ici des boissons] étiquetés « sains » dans les rayons européens d’ici quelques mois ». Ce qu’il faut savoir c’est que la tendance de naturalité est déjà bien installée dans la majorité des catégories de produits que l’on trouve dans les rayons français. Je suis d’accord avec lui sur le fait que cette tendance est amenée à être de plus en plus représentée, mais pas forcément avec des produits d’inspiration américaine.

Selon-moi, « l’américanisation » des produits que nous mangeons ou mangeront est à mesurer. En effet, alors que dans d’autres secteurs tels la musique ou les séries TV où la culture américaine est omniprésente, l’alimentation est un phénomène local dans le sens où les marques se doivent d’adapter les produits aux goûts du pays dans lequel elles tentent de s’introduire pour avoir une chance de perçer. Par exemple, la texture des yaourts est totalement différente entre l’Allemagne et la France, deux pays qui sont pourtant voisins. Alors qu’en France le rayon des plats micro-ondables débordent, ici en Corée il n’y en a aucun puisque les coréens préfèrent acheter des plats de type traiteur. Et que penser de McDonald’s qui adapte son offre en fonction du pays ? De ce fait, je vois mal des produits « typiquement » américains tels que les toppings ou les dressings débarquer en France pour la simple raison qu’ils ne sont pas adaptés. En effet, la conception que nous avons des gâteaux ou de la salade est totalement différente de celle qu’ont les consommateurs américains.  Par contre, il est certain que les marques s’inspirent de ce qu’on trouve aux Etats-Unis, mais aussi en Asie ou bien en Europe pour développer de nouveaux produits adaptés au marché cible.

A par ça, l’article d’Ezéchiel m’a donné envie de faire pareil avec un supermarché coréen !

Crédits photo : New York Alternatif

Nesfluid arrive à Hong Kong !

La semaine dernière, Nestlé annonçait l’arrêt de production de Nesfluid pour diverses raisons. C’est lors d’un weekend prolongé à Hong Kong que j’ai eu la surprise de découvrir dans les rayons d’un supermarché de type Grande Epicerie ou Lafayette Gourmet des bouteilles de Nesfluid !

Vendues à 3.8€ la bouteille (38 HKD), Nesfluid serait un produit nouvellement arrivé si l’on se réfère à l’étiquette. Ce que je me demande maintenant, c’est si Nestlé stoppe la commercialisation de Nesfluid uniquement en France et tente de réussir à en vendre à l’export ou bien s’il s’agissait tout simplement des « restes » ?

A vos avis !

Nestlé stoppe la production de Nesfluid

Nesfluid a fait son apparition dans les linéaires il y a tout juste un an. Cette gamme de 5 boissons reposait sur le principe de l’Hydranutrition, un concept développé par Nestlé qui était censé mêler les bienfaits de la nutrition à l’hydratation qui selon la marque sont « deux notions essentielles pour notre bien-être ».

Bref…

Selon La Tribune, Nesfluid aurai dû générer 100 millions de chiffre d’affaire d’ici à 2015… Nestlé, qui vient de perdre « plusieurs dizaines de millions d’euros » avec ce projet, a annoncé l’arrêt définitif de Nesfluid. La raison officielle avancée par le groupe de cet arrêt de production est liée au « contexte économique ». Tout comme Jean-Christophe qui a fait une belle analyse sur Drinky, je suis plutôt dubitatif quant à la raison évoquée. Un concept marketing un peu trop fumant saupoudré de poudre de perlimpinpin et un prix très élevé d’1.25€ les 25cl ont fait que dès le lancement, je me suis questionné sur la durée de vie de Nesfluid. Même les distributeurs ne semblaient pas y croire vu le peu d’enthousiasme pour référencer Nesfluid et Nestlé a même dû faire des « chèques de référencement » aux centrales pour que son produit apparaisse dans les rayons.

D’ici quelques jours, Nesfluid aura complètement disparu des rayons le temps que les derniers stocks soient vendus ou tout simplement jetés à la poubelle…

Vous y avez goûté à Nesfluid ? Vous en avez pensé quoi ?

Glosek Gourmet et les Marchés Flottants du Sud-Ouest

Ce weekend a eu lieu la nouvelle édition des Marchés Flottants du Sud-Ouest, un rendez-vous annuel (j’y suis allé il y a deux ans) qui se déroule sur le quai Montebello à Paris et qui a pour but de mettre en valeur les spécialités culinaires des départements du Gers, du Lot-et-Garonne et du Tarn-et-Garonne. Ainsi, en plus de la traditionnelle distribution de fruits, il était possible de découvrir de petites entreprises locales proposant des produits qui méritent qu’on y goûte.

Celle qui m’intéresse plus particulièrement s’appelle Glosek Gourmet et se trouve à Fleurance dans le Gers. Même si je ne connais pas ces produits en vrais, je peux vous dire que j’ai eu l’eau à la bouche rien qu’en lisant les descriptifs des Dessert de Gascogne et autres Gâtisseries.

Même si je connaissais déjà certaines spécialités comme le fameux cannelé pochés dans un sirop d’Armagnac, mais je découvre avec gourmandise le Crumble Gascon ou bien la Dentelle. Alors que le premier est composé de pruneaux et d’Armagnac recouvert d’une pâte de type crumble, le deuxième est une crêpe pochée dans un sirop à l’Armagnac parfumé à l’orange.

J’ai aussi terriblement envie de déguster les Gâtisseries. Il s’agit de gâteaux à base de 80% de fruits ! Ça dois juste être terrible. Entre l’Abricotier, le Cerisier et le Pêcher, c’est le deuxième qui me fait le plus envie.

Bon, après toutes ces effusions de sucres, je retourne à ma découvertes des produits coréens comme le snack à base de poulpe cuit au four parfumé au beurre de cacahuète ou bien les chips d’algues parfumés au poulpe qui seront bientôt sur MiamZ.

N’oubliez pas qu’il ne vous reste plus que quelques heures pour vous inscrire et tenter de gagner l’un des trois coffret de Ma Boite Bio !

La pseudo-variété dans les linéaires

De nos jours, les linéaires n’ont jamais été aussi pleins de produits alimentaires en tous genre. Face à cette profusion de l’offre, de références et de marques, le consommateur peut parfois être perdu. De l’autre côté, cela laisse un vaste choix. Je ne vous apprends rien lorsque je vous dis que les marques des produits sont très rarement les noms des entreprises qui les commercialisent. Par contre, savez-vous combien d’entre elles se cachent derrières l’offre foisonnante que l’on trouve dans nos supermarchés ?

Le Dr Phil Howard de la Michigan State University a réalisé une étude passionnante sur les propriétaires des marques de boissons non alcoolisées (hors 100% jus, 100% eau et à base de lait) aux Etats-Unis. Il en ressort qu’en 2008, 987 références étaient vendues sous 195 marques et commercialisées par 102 entreprises. Là où ça devient croustillant, c’est que 3 entreprises possèdent 89% de l’offre de BRSA ! Celles-ci sont Coca-Cola (42.8%), Pepsi (31.1%) et Dr Pepper (15%). Le diagramme ci-dessous permet de visualiser très facilement l’importance de ces données. Pour les plus curieux, voici aussi le lien vers une version « zoomable » avec la molette de la souris.

Cette étude est bien entendue critiquable (voir la méthodologie) et ne saurait être représentative du marché français. Elle a néanmoins le mérite d’illustrer mon propos, à savoir la « pseudo-variété » (pseudovariety).

En effet, une poignée de géants de l’agroalimentaire contrôlent l’offre auquel nous avons accès. On peut par exemple citer Kraft, Unilever, Bel, Nestlé, Danone, Bongrain, Lactalis… Vous allez me dire qu’il existe aussi une multitude de petites entreprises et vous avez raison. Par contre, le nombre de références quelles proposent en comparaison avec les grands groupes est tout simplement riquiqui de même que la fréquence d’achat. Je pense ne pas me tromper en disant que, pour la majorité d’entre vous, la part des produits de petites entreprises dans votre caddie est toute petite. J’ai aussi le sentiment qu’on les achète pour leur côté « premium », un peu comme si c’était la cerise sur le gâteau, le petit plaisir qu’on s’accorde de temps en temps.

La question que je me pose est de savoir si vous, en tant que consommateurs, cela vous dérange de savoir qu’au final les produits que vous mangez appartiennent qu’à quelques entreprises ? Aimeriez-vous plus de transparence de la part de ces géants qui souvent se font oublier derrière les marques ?

Je ne sais pas vous, mais ce sujet de pseudo-variété m’intéresse énormément. Peut-être que ce sera l’objet d’un mémoire d’étude. Qui sait… ?