Statines, les médicaments à servir avec un hamburger !

Vous avez déjà entendu parler de la rumeur comme quoi les chaînes de fast food incorporaient des anti-vomitif dans leurs hamburgers ? Je ne sais pas vous, mais plusieurs de mes amis m’ont déjà dit avec conviction que c’était vrai et qu’ils avaient pu le vérifier en dépiautant le sandwich. Je vous rassure, ce n’est qu’un hoax (une rumeur).

Par contre, la possibilité de se voir servir des médicaments avec son hamburger a été très sérieusement évoquée par une équipe de scientifiques anglais travaillant pour l’Imperial College de Londres. Dirigée par le Dr Darrel Francis, financée par la British Heart Foundation et publiée dans la revue American Journal of Cardiology, cette étude préconise la mise à disposition de statines (comme le Crestor) dans les fast foods. Ces médicaments sont normalement utilisés pour diminuer le taux de cholestérol.

Ainsi, la logique de l’étude “Can a Statin Neutralize the Cardiovascular Risk of Unhealthy Dietary Choices?” est toute simple. Tout le monde sait que manger au fast food n’est pas ce qu’il y a de meilleur pour sa santé, mais pourtant le succès de ces restaurants n’est plus à démontrer. Pour preuve, McDonald’s a annoncé une hausse de 5,3% de ses ventes en juillet 2010 par rapport à juillet 2009. D’ailleurs, le Dr Darrel Francis a son explication :      « Nous sommes génétiquement programmés pour préférer les aliments à haute teneur en calories et malheureusement les chaînes de fast food continueront à vendre des aliments mauvais pour la santé parce que cela rapporte». Ainsi donc, puisque l’humain ne peut pas se gérer seul, ces scientifiques ont cherché et trouvé, selon-eux, la solution.

En consommant des statines, on empêcherait notre corps d’assimiler le cholestérol et donc on protégerait notre système cardiovasculaire. En sommes, le mauvais gras du hamburger et des autres produits des fast foods ne restera pas dans notre corps. Cette étude annonce aussi qu’une dose de statine coûte moins cher qu’un sachet de ketchup !

Bref, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve cette étude ahurissante ! Au lieu de s’attaquer au fond du problème (pour faire simple : ces restaurants nous servent des bombes calorifiques avec un peu de salade), on se contente de le contourner. Est-une solution ? Qu’en pensez-vous ?

Tout savoir sur le SIAL 2010

Petit rappel: Du 17 au 21 octobre 2010 se déroulera le SIAL (Salon International de l’Agroalimentaire) qui est LE salon des professionnels de l’alimentaire : distribution, commerce, industriels, professionnels de la restauration, services…

Des centaines d’exposants du monde entier sont présents pendant les 5 jours que durent le salon et proposent leurs produits qu’ils soient directement destinés à la grande consommation ou des destinés à d’autres entreprises (ingrédients notamment).

De nombreux produits innovants y sont présentés dans tous les secteurs (grande distribution, restauration hors domicile etc.). Ceux qui sont les plus innovants reçoivent des prix dans différentes catégories.

Voici quelques produits ayant été récompensés pour le Grand Prix Tendances & Innovation en 2008.

Les jus de fruits Calanquet (Gilane SARL), qui sont des jus de fruits auxquels on a associé une plante aromatique par infusion et un peu d’huile d’olive comme exhausteur de goût. Les associations sont très originales : Pamplemousse Hibiscus, Mangue Baobab, Poire Vanille Cannelle, Pomme Verveine, Figue Sauge, Orange Lavande.

I Salvaminuti (PEDON SPA) sont des mélanges de céréales et légumes secs prêt en 10 min. Ils sont particulièrement pratiques car précuits ce qui facilite surtout la cuisson des légumes secs comme les lentilles et la gamme de produits proposée est très étendue : des classiques comme le riz, le couscous, aux céréales plus difficiles à se procurer : orge, épeautre, kamut, mélange d’orge et légumes à gousse…

De nombreux produits ont été testés par Pim’s à l’occasion du SIAL 2008 (Pizza en cône, Energy drinks …), il suffit juste de taper SIAL dans la rubrique recherche !

Des étudiants designers y présentent également des concepts alimentaires inédits (Food Design) : cette année, il s’agira d’une réflexion autour de la thématique « Les paysages alimentaires ».

Pour exemple, un « Erika » fondant au chocolat qui cause une marée noire au contact d’une mer en crème anglaise et une plage en biscuit émietté. Sympa, non ? (Enfin, si une marée noire était faite en fondant en chocolat il y aurait peut être plus de personnes pour aider outre mer !).

Des concepts de magasins et de mise en valeur de produits sont également exposés pour les professionnels. De nombreux autres événements sont également prévus au cours du salon : démonstrations culinaires, conférences etc…

Le salon ne se déroule que dans 2 mois, mais cela nous laissera le temps de découvrir chaque semaine les différents produits gagnants du SIAL d’Or Catégorie désignés le 10 juin dernier pour leur caractère innovant dans plusieurs catégories : Epicerie salée, Epicerie sucrée, Produits frais laitiers et non laitiers, Surgelés salés et sucrés, Boissons alcoolisées (hors vins) et non alcoolisées, et vins.

Article écrit par Sistaz.

Les MDD : quand l’élève dépasse le maître

L’image des marques de distributeurs (MDD) a beaucoup évolué depuis leur lancement en 1976 avec les « produits libres » de Carrefour. Ainsi, elles représentent actuellement 35% des ventes en France et devraient atteindre les 45% en 2020. A titre d’exemple, les MDD représentent 88.5% des ventes de légumes surgelés et 65.9% du saumon fumé. Pour ce qui est des voisins européens, l’Angleterre et l’Allemagne ont déjà atteint le taux de 45% et la Suisse en est déjà à 54%.

Cela est dû entre-autre à une amélioration de la qualité (72% des français pensent que la qualité des MDD est identique à celle des grandes marques) et à une innovation constante (1 produit nouveau sur 4 est une MDD). On notera aussi un prix mois cher de 25% en moyenne.

Lors d’un testing réalisé par un jury « d’experts » (nutritionniste, chef cuisinier, consultant et critique gastronomique), le goût des MDD est « jugé meilleur deux cas sur trois ». Voici quelques exemples :

  • Le saumon fumé Monoprix (15/20) surpasse la marque Labeyrie (7/20)
  • Paturette d’Intermarché (15.5/20) est préféré à la Danette (8/20)
  • Les chips Intermarché (17/20) devancent la marque Vico (11/20)

Néanmoins, les MDD sont encore à la traîne sur certaines variétés de produits comme les Rillettes. Ainsi, Bordeau Chesnel (17/20) a une longueur d’avance sur les Rillettes de Système U (5/20).

Tout comme les alicaments comme le Actimel ou le beurre Fruit d’Or Pro Activ qui étaient remboursés par des mutuelles, certaines MDD peuvent être prises en charge par la Sécu (à hauteur de 45.73€/mois). Il s’agit des gammes sans gluten développées par Auchan et Carrefour.

Et vous alors, chers lecteurs et lectrices de MiamZ, vous préférez les MDD ou les marques nationales?

Toutes les données proviennent du dossier sur les MDD du magazine Capital n°224 (mai 2010).

La Stévia, le sucre du futur!

L’article ci-dessous a été écrit par mes soins il y a plus d’un mois à destination du journal de mon école. Comme je me suis dit que ça pouvais vous intéresser, le voilà qui se retrouve sur MiamZ!

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Saccharose, glucose, fructose, aspartame, saccharine ou bien encore sucralose. Tous ces produits remplissent le même objectif, celui sucrer notre alimentation. Et bien dorénavant, la famille des produits sucrants accueille une nouvelle venue : la Stévia !

Originaire du Paraguay, la Stevia Rebaudiana Bertoni, que l’on appelle plus communément Stévia, a été agréée par L’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) le 6 septembre 2009 en tant qu’additif alimentaire. Bien qu’elle fasse parler d’elle aujourd’hui, cette plante, à partir de laquelle on extrait des feuilles la substance sucrante, n’est pourtant pas nouvelle. En effet, on estime qu’elle est utilisée depuis plus de 2000 ans au Paraguay, mais sa première apparition dans les livres remonte à 1905 grâce au Dr Moisés Santiago Bertoni (1857-1929).

A ce jour, la Stévia est cultivée dans plus de 50 pays dont la Russie, le Brésil, Israël ou bien encore les Etats-Unis. Plusieurs raisons sont à l’origine de ce succès récent. Tout d’abord, son pouvoir sucrant est très supérieur, à dose égale, à celui du sucre classique (saccharose). Ensuite, cette substance contient zéro calorie et a des effets bénéfiques sur le traitement de l’obésité et de l’hypertension. Enfin, c’est un produit 100% naturel. Il va sans dire qu’avec tous ces éléments, la Stévia a un CV parfait pour être le nouvel édulcorant 100% naturel que l’on retrouvera dans de nombreux produits « sans sucre » ou « light ».

La Stévia est vendue, entre autre, sous les marques Truvia (Cargill) et PureVia (Whole Earth Sweetener) depuis 2008 aux Etats-Unis. Ces édulcorants de table représentent respectivement 6% et 10% de parts de marché pour un montant total de 53.7 millions d’euros fin juin 2009. Elle représente déjà 40% du marché des produits de substitutions du sucre au Japon, pays dans lequel on la trouve dans les linéaires depuis 40 ans. Fort de son succès, cet édulcorant est désormais de plus en plus intégré aux recettes de produits alimentaires.

Au Etats-Unis, Coca-Cola et Pepsi ont ouvert la bataille des produits à base de Stévia en 2008. Alors que l’un a développé le Sprite Green et la Vitamin Water 10, l’autre a lancé le SoBe Lifewater. La France n’est pas en reste puisque depuis janvier 2010, Fanta (The Coca-Cola Company) a présenté une nouvelle recette de Fanta Still à base d’extrait de Stévia. De même, le chocolat noir de la marque Villars en contient depuis 2009. Plus de 100 produits seraient à l’étude.

Ainsi, la Stévia semble avoir le même succès que l’aspartame à ses débuts, avant que cet édulcorant soit suspecté d’avoir des effets cancérigènes. Il est surement utile de noter que la Stévia, avant d’être autorisée à la vente, a longtemps été interdite dans de nombreux pays comme les Etats-Unis ou la France. En effet, certaines études ont montré qu’elle peut amener des cancers de la vessie et des troubles de la fertilité…

La petite histoire de l’eau en bouteille

Acheter de l’eau en bouteille est certainement une solution assez pratique. En effet, au lieu de se trimballer toute la journée sa bouteille qu’on aura pris soin de remplir le matin avec de l’eau du robinet, il est plus simple d’acheter une bouteille d’Evian ou de Vittel au supermarché puis de la jeter dès qu’on la terminée. Mais il a quand même de gros points négatifs tels que son prix ou bien son impact sur la planète.

La vidéo ci-dessous explique très clairement les problématiques liées à la consommation d’eau en bouteille. Malheureusement, cette vidéo est en anglais. Pour les anglophobes, je vous ai traduit les passages que j’ai jugé les plus importants.

  • Dans beaucoup de cas, l’eau en bouteille est moins contrôlée que l’eau du robinet.
  • Lors des tests de goût, les personnes préfèrent l’eau du robinet à l’eau en bouteille.
  • Les entreprises de bouteilles d’eau ont pour argument : nous répondons à une demande des clients. Mais qui demanderait un produit moins durable, avec moins de goût et beaucoup plus cher que l’eau du robinet qui est quasiment gratuite?
  • L’eau en bouteille coûte quasiment 2000 fois plus cher que l’eau du robinet.
  • Les personnes aux USA achète plus d’un demi millions de bouteilles d’eau par semaine. C’est suffisant pour faire plus de 5 fois le tour de la planète.
  • La source de tout cela : la demande fabriquée. En effet, les entreprises doivent vendre toujours plus pour continuer à grossir.
  • Dans les années 70, les entreprises de boissons non alcoolisées ont commencé à avoir peur en voyant que les prévisions de croissance commençaient à se stabiliser. C’est pour cela qu’elles se sont tournées vers l’eau du robinet.
  • Au début, les gens ont rigolé, car ils disaient que ce n’était qu’une mode et qu’après tout, l’eau était gratuite.
  • Comment faire acheter de l’eau en bouteille aux gens? On commence par leur faire peur de l’eau du robinet, puis on vend du rêve avec de jolis visuels mettant en avant une nature immaculée.
  • 1/3 de l’eau en bouteille vendue aux USA vient du robinet (ex: Dasani ou Aquafina).
  • Une pub de Nestlé disait : L’eau en bouteille est le produit le plus respectueux de l’environnement.
  • Pour faire une bouteille d’eau il faut du pétrole (production et transport). La quantité de pétrole nécessaire à la production d’une année entière de bouteilles d’eau aux USA permettrait de faire le plein d’un million de voitures.
  • 80% des bouteilles d’eau usagées sont enterrées ou brûlées. Les 20% de bouteilles restantes sont envoyés en Inde pour y être recyclées.
  • Dans beaucoup d’endroits, l’eau du robinet est pollué… a cause entre-autre des usines de bouteilles d’eau.

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